
Des ouvrages pour vous évader, réfléchir, évoluer, rêver, créer. Une sélection de lectures fidèle au projet Les Inspirantes. À lire pour gagner du souffle, prendre de l’élan ou faire un pas de côté, trouver sa place et s’y plaire !

Des ouvrages pour vous évader, réfléchir, évoluer, rêver, créer. Une sélection de lectures fidèle au projet Les Inspirantes. À lire pour gagner du souffle, prendre de l’élan ou faire un pas de côté, trouver sa place et s’y plaire !
Avril enchanté
Elizabeth von Arnim
1922, J’ai Lu, 7,90€
Une petite annonce incongrue, un château italien, un orage nocturne de tous les diables et quatre Anglaises qui n’aspirent qu’à vivre enfin, chacune à leur manière. Écrit en 1922, Avril enchanté est d’une grande modernité. Ses héroïnes pleines d’espoir ou lessivées par la vie vont trouver leur printemps intérieur sous les glycines de la côte amalfitaine. Elizabeth von Arnim affirme ici avec justesse et poésie qu’il n’est jamais trop tard pour changer, aimer, grandir, bifurquer !
Devenir
Michelle Obama
2020, Le livre de poche, 10,90€
Comment rester fidèle à ses valeurs lorsque l’on occupe une place aussi codifiée que celle de Première dame des Etats-Unis d’Amérique ? Dans cette autobiographie, Michelle Obama s’exprime sur son enfance, ses années de formation ; sa vie personnelle et familiale, ordinaire et extraordinaire. Avocate brillante, elle a laissé la première place au Président le temps de deux mandats sans rien perdre de ses convictions. On s’attache à cette First lady qui nous livre la recette pour demeurer droites dans nos bottes tout en subtilité, dans un monde qui apprécie de moins en moins la nuance.
Choses qui rendent heureux et autres notes de chevet
Dame Sei Shōnagon
vers l’an mil, Gallimard folio sagesse, 4€
Certaines tiennent un journal, d’autres dressent des listes de choses à faire, à voir, à lire, à écouter, à découvrir… Sei Shōnagon, dame de cour du Japon médiéval, s’était déjà attelée à l’exercice. Loin de nourrir notre peur très actuelle de manquer quelque chose, Sei Shōnagon s’attache à saisir la beauté impermanente des saisons, des petites choses. La grâce mélancolique de cette prose millénaire nous rappelle que le temps passe et qu’« il y a des fleurs partout pour qui veut les voir » (Henri Matisse).
J’ose créer !
Marie Boudon
2019, Eyrolles, 20€
« Je ne sais pas dessiner », « je ne sais rien faire de mes dix doigts » … Combien de fois ce genre de petites phrases vous ont retenue de prendre un pinceau, une paire de ciseau ou un bâton de colle pour vous lancer dans un projet qui vous séduisait ? Ces croyances limitantes sont néfastes. Marie Boudon, aquarelliste et professeur, propose une méthode loin des diktats de l’efficacité pour renouer avec sa créativité ou simplement la mettre à jour. Des exercices, des défis bienveillants afin de vous dépasser avec plaisir. Laissez-vous tenter !
Le coût de la vie
Deborah Levy, Éditions du Sous-sol, 11€
« Je nageais dans les profondeurs. Et quand j’ai refait surface vingt ans plus tard, j’ai découvert qu’une tempête avait éclaté, que la mer était démontée » … Après un divorce douloureux et tandis qu’elle grimpe à vélo les collines du Nord de Londres vers son nouvel appartement, l’autrice expose les mirages et naufrages du have it all : foyer, couple, identité, carrière, maternité. Toutes nous voulons tout. Mais à quel prix ? Deborah Lévy trace la voie de la reconstruction après le couple, plus en accord avec ses valeurs profondes.
Messieurs, encore un effort…
Elisabeth Badinter
2024, Le livre de poche, 7,70€
La philosophe livre un bref essai coup de poing sur les raisons de la dénatalité en France, pays longtemps réputé pour son taux de natalité le plus haut d’Europe. La dureté de la condition maternelle, plus que l’urgence climatique ou les incertitudes sociales, serait la cause majeure du désengagement des femmes envers la maternité. Le poids psychologique de la parentalité revient toujours aux femmes, qui ne veulent plus être les perdantes éternelles. Et à ceux qui disent que les mentalités évoluent, Elisabeth Badinter rétorque : « pas assez et pas assez vite ! »
Le Restaurant de l’amour retrouvé
Ito Ogawa
2013, Picquier poche, 8€
Il est des ouvrages qui vous rassasient, vous nourrissent, vous reconstituent. Ce roman appartient à cette catégorie. Brutalement abandonnée par son compagnon, parti après avoir vidé intégralement leur deux pièces, Rinco, jeune cuisinière de talent, quitte Kyoto. Elle rentre à la campagne auprès de sa mère, une femme solitaire qui se refuse à son amant, vit avec un cochon apprivoisé et tient le bar « Amour ». Pour Rinco la guérison se fait aux fourneaux, lorsqu’elle donne toute la mesure de son talent pour apaiser les émotions des clients de son singulier restaurant. Un chemin de guérison tout en gourmandise et patience entre résilience, pardon et quête de soi.
La Librairie sur la colline
Alba Donati
2024, Christian Bourgeois, 8,50€
Il est toujours possible de se réinventer. La Librairie sur la colline est le témoignage du poétique virage d’Alba Donati, éditrice quinqua milanaise plutôt en vue, qui a tout plaqué pour ouvrir une librairie-café à Lucignana, le village de 180 habitants où elle a grandi. Nous la suivons lorsqu’elle se heurte à la réticence de certains, à un incendie de la librairie, au COVID et à ses confinements. Un récit ponctué de listes de commandes de livres et de parfums de thé. La libreria Sopra la penna existe bel et bien, n’oubliez pas d’y faire un tour si vous voyagez en Toscane. L’occasion de vérifier que certains rêves fous se réalisent.
Après quinze années passées à Aix-en-Provence, Elsa Galland a mis le cap vers Nice et continue de partager sur Instagram ses coups de cœur de lecture et ses découvertes culturelles avec sincérité et énergie. Sur @lapintadeaixoise, les livres deviennent des rencontres et certaines ne vous quittent plus. Une approche vivante, sensible et inspirante de la littérature dont vous découvrez ici une sélection.